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Sous le Chapiteau Eugene Chaplin!

Olivier Rochette

C’est avec un sourire dans le regard qu’Olivier Rochette a raconté son histoire.

La rencontre du cirque québécois et européen

Pour son 10e anniversaire, le Festival international de cirque Vaudreuil-Dorion atteint de nouveaux sommets… 79 pieds, pour être exacte.

Il s’agit désormais d’une tradition. Les grands noms du cirque se donnent rendez-vous chaque année à Vaudreuil-Dorion à l’occasion d’un festival audacieux devenu incontournable pour les artistes des quatre coins du monde.

Dans le passé, le cofondateur du festival, Yannick Gosselin, a convaincu plusieurs figures marquantes du cirque européen de traverser l’Atlantique pour célébrer à Vaudreuil-Dorion. Eugene Chaplin, Thierry Outrilla, Alain Frère et Émilien Bouglionne, entre autres, ont parcouru plus de 5000 km pour faire partie de la grande famille du festival.

Cette année, pour son 10e anniversaire, le Festival international de cirque Vaudreuil-Dorion sera le théâtre de la rencontre entre le cirque traditionnel européen et le cirque québécois, avec l’arrivée d’un chapiteau bien de chez nous, qui deviendra l’âme et le cœur du Grand Cirque. Un chapiteau grandiose et unique qui recevra des artistes de partout.

Un chapiteau qui a fait du chemin

Le chapiteau désormais connu sous le nom de Chapiteau Eugene Chaplin n’en est pas à ses premières armes. Depuis le tournant des années 2000, il a été monté et démonté une vingtaine de fois, au Canada et aux États-Unis, par la troupe de son créateur, Gilles Sainte-Croix. Ce nom vous est familier? Gilles fait partie, en effet, du noyau de complices qui ont créé le Cirque du Soleil, aux côtés de Guy Laliberté.

Dès sa jeunesse en Abitibi, Gilles Sainte-Croix s’intéresse à la fois aux arts du cirque, au monde équestre et à la mise en scène. Son sens du spectacle inné, sa créativité et son talent le poussent à développer ses habiletés de cracheur de feu, de jongleur et d’échassier.

Au tournant des années 1980, Gilles Sainte-Croix s’entoure et crée une petite troupe nommée Les Échassiers de la Baie, à Baie-Saint-Paul. À cette époque, il esquisse les paramètres d’une vision qui lui est chère : créer un cirque d’envergure, au Québec. L’artiste de cirque Guy Laliberté joint la troupe des Échassiers de la Baie et travaille avec Gilles Sainte-Croix à la conception des spectacles, mais également à leur vision commune. Quatre ans plus tard, le Cirque du Soleil voit le jour.

Réaliser un rêve

Durant plusieurs années, Gilles Sainte-Croix travaille aux côtés de Guy Laliberté à concevoir les spectacles et à y participer activement à titre d’artiste. Toutefois, une vieille idée ne le quitte pas : celle de créer un spectacle qui met en vedette l’harmonie et la complicité entre les humains et les chevaux.

Pour concrétiser son rêve, il crée un chapiteau unique, pensé spécialement pour un spectacle équestre. À l’aide du concepteur Guy Saint-Amour, il crée le chapiteau qui trône aujourd’hui à Vaudreuil-Dorion.

Avant de devenir l’âme du Festival international de cirque Vaudreuil-Dorion, ce chapiteau unique en son genre a été le théâtre de deux spectacles équestres d’envergure : Cheval-Théâtre (2000-2002) et Saka (2007-2009). Il a fait son bout de chemin au Canada et aux États-Unis, avant d’être mis en vente en 2013. Bien que des intérêts étrangers aient signalé leur volonté de mettre la main dessus, c’est finalement Yannick Gosselin et Jean-Sébastien Roberge qui l’ont acheté, lui permettant de demeurer au Québec.

L’héritage de Gilles Sainte-Croix à Vaudreuil-Dorion

Le montage d’un chapiteau d’une telle complexité nécessite l’expertise, la passion et le talent de monteurs d’expérience. Le chef monteur à la tête de l’équipe connaît ce chapiteau dans ses moindres replis et le considère même comme un vieil ami. Pour lui ce chapiteau constitue un héritage et une fierté; il s’agit du fils de Gilles Sainte-Croix, Olivier Rochette.

En effet, Olivier est animé par la même passion que son père. Dès son jeune âge, il a marché sur ses traces en participant activement à des spectacles d’échassiers lors des balbutiements du Cirque du Soleil, en 1984. Toutefois, il a rapidement compris qu’il entretenait une passion plus marquée pour le côté technique des installations que pour la performance artistique.

Il apprendra donc par la pratique, sur le terrain, et partira en tournée en 1996 pour le spectacle Quidam. Lors des tournées de Cheval-Théâtre et de Saka, il a monté le chapiteau du festival de cirque plus d’une vingtaine de fois. C’est avec plaisir, enthousiasme et nostalgie qu’il a amorcé l’opération de montage ici, à Vaudreuil-Dorion. « J’étais vraiment content de savoir que le chapiteau s’en venait ici, et restait donc au Québec. La vie nous réserve toujours de belles surprises », a expliqué le chef monteur.

Pour lui, le chapiteau qui a incarné durant plusieurs années le rêve et l’ambition de son père trouve ici une place qui lui sied parfaitement. « C’est ma première visite à Vaudreuil, mais je comprends que c’est une ville en pleine expansion. Une ville comme ça a besoin d’événements à la hauteur de sa progression. Le chapiteau permet aux citoyens de se divertir ici, et de ne pas avoir à aller à Montréal ou ailleurs pour vivre une expérience unique.

Vaudreuil a la force et la capacité de créer de grandes choses », a-t-il dit. « Je remercie mon père de m’avoir donné la chance d’être chef monteur. C’est entièrement grâce à lui que j’ai pu vivre ces belles expériences. C’est lui qui m’a fait développer cette passion qui est celle d’être chef monteur », a-t-il conclu, fier d’être à la hauteur des attentes de son père.

Avec Eugene Chaplin qui célèbre les 100 ans du personnage Charlot de son père, la 10e édition du Festival international de cirque Vaudreuil-Dorion se déroulera sans contredit sous le thème de l’héritage, de la famille et de la relève.

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