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Secteur Vaudreuil

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Des témoins privilégiés

Au cœur des tractations qui ont mené à la fusion de Dorion et Vaudreuil, les conseillers municipaux Céline Chartier-Sample et Rénald Gabriele affirment que la décision n’allait pas de soi. Elle a même presque échoué.

Rénald Gabriele a été élu une première fois en 1989. Lors de son mandat, le conseil municipal de Vaudreuil avait reçu une demande des élus dorionnais d’abandonner des terrains afin que la Ville de Dorion puisse les annexer. « Bien sûr, nous avons dit non. Dorion était enclavé par Vaudreuil, et ses élus cherchaient des moyens de relancer son développement, se remémore le conseiller municipal. Selon moi, c’est véritablement à ce moment que l’idée d’une fusion a commencé à cheminer sérieusement. »

Dans les années 1980, ces villes voisines en étaient venues à des ententes sur de nombreux points, comme la mise en place d’une régie pour le corps policier ou encore les pompiers, mais un pas restait à franchir pour passer à une seule entité administrative.

« D’un point de vue rationnel, la réunion de Vaudreuil et de Dorion était entièrement logique. Cependant, les habitants des deux municipalités ne voulaient pas voir leur ville noyée dans l’autre », indique Céline Chartier-Sample.

Cette crainte de voir une identité disparaître s’est transposée dans les négociations, selon les élus. « Les discussions allaient bon train. Il y a avait des points sensibles, comme les precisions financières, mais nous étions en mesure d’avancer. Mais, tout à coup, un soir de septembre 1993 au Château Vaudreuil, c’était l’impasse. Nous ne nous entendions pas sur le nom de la nouvelle ville. Pour nous, il apparaissait clair que ce serait Vaudreuil, mais les gens de Dorion ne voulaient rien savoir. Je me suis vraiment dit que ça allait échouer », se rappelle Rénald Gabriele.

Les conseillers sont aujourd’hui unanimes : c’est grâce au conseiller du secteur Dorion François Séguin que les négociations ont pu aboutir. Il a proposé à ses homologues de soumettre le nom de la ville à un référendum.

« La force de cette fusion réside dans le fait qu’elle a été négociée plutôt que forcée, souligne Céline Chartier-Sample. Elle nous permet aujourd’hui de progresser sans nous empêtrer dans des guerres de clocher. Elle nous donne aussi la force du nombre. »

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