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Secteur Dorion – Des témoins privilégiés

Dans la salle du conseil municipal de Vaudreuil-Dorion, les plaisanteries fusent avant le début de l’entrevue. Les vieilles rivalités alimentent encore aujourd’hui quelques boutades entre les anciens conseillers de Vaudreuil et de Dorion. Retour sur l’expérience de François Séguin et Paul Dumoulin.

C’est avec enthousiasme que les conseillers actuels François Séguin et Paul Dumoulin se rappellent le tout début de leur parcours politique, au sein du conseil municipal de Dorion. Ils ont tous deux été élus pour la première fois le 3 novembre 1991.

À l’époque, l’idée d’une fusion entre Dorion et Vaudreuil était sur toutes les lèvres. « Je me rappelle que, dans les années 1960-1970, mon père a cumulé trois mandats à titre de conseiller. Déjà à cette époque, on parlait de la fusion. Ça a toujours été dans l’air », indique François Séguin.

À leur entrée en politique municipale, Dorion jouissait d’un pôle économique dynamique sur le boulevard Harwood. Toutefois, le parc immobilier du territoire était réduit, restreignant toute possibilité d’expansion. De plus, le faible taux de croissance de la population augmentait le fardeau financier de la municipalité. La situation accélère donc les pourparlers visant la fusion.

Rivalités

En 1991, Dorion et Vaudreuil profitaient déjà de services conjoints. En effet, les loisirs, la bibliothèque et la sécurité publique étaient regroupés en régies communes. « Tout ce qui manquait à l’époque, c’était la volonté politique pour faire le pas de plus vers une fusion complète », explique François Séguin.

À cette époque, la population de Dorion craignait les conséquences financières d’une fusion. Des tensions et des rivalités perduraient entre les deux municipalités, freinant l’enthousiasme des Dorionnais.

Paul Dumoulin se rappelle, un sourire aux lèvres, la transposition de cette rivalité sur le plan sportif : « À l’époque, lorsque Dorion et Vaudreuil s’affrontaient dans un match de hockey, la compétition atteignait un autre niveau! »

Une fusion pour le mieux

François Séguin se rappelle l’intensité des pourparlers qui ont précédé la fusion officielle. Cette étape a été déterminante dans l’établissement des paramètres de la nouvelle ville. « Nous avions formé un comité composé de deux conseillers de chaque ville, des maires, des directeurs généraux et d’un fonctionnaire du gouvernement provincial. J’y étais, et je peux dire qu’il y a eu beaucoup de négociations à faire! »
Une fois l’ensemble des détails réglés, dont le fameux nom de la nouvelle ville, la vie politique a graduellement repris son cours.

« Avec le recul, ce fut vraiment une belle fusion. Une des plus belles victoires politiques de ma carrière », conclut François Séguin.

« La fusion a réglé certaines dualités et certains dédoublements de services. Vingt ans plus tard, la ville est devenue un pôle régional. Aujourd’hui, Vaudreuil-Dorion a une identité nouvelle, collée aux réalités d’aujourd’hui », ajoute Paul Dumoulin.

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