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Paul Gérin-Lajoie – Une figure historique bien de chez nous

Paul Gérin-LajoieCelui que les citoyens de Vaudreuil-Soulanges ont amicalement sur­no­m­mé « l’ami Paul » dans les années 1960 a non seulement marqué les fondements mêmes de l’identité vaudreuilloise-dorionnaise, mais aussi celle du Québec tout entier.

Dans les livres d’histoire, le nom de Paul Gérin-Lajoie figure aux mêmes chapitres que ceux d’autres grands hommes qui ont façonné le Québec moderne, comme celui de Jean Lesage ou de René Lévesque. C’est surtout à titre de ministre de la Jeunesse, puis du tout premier ministre de l’éducation que l’Histoire aura retenu le nom de Paul Gérin-Lajoie.

Durant la Révolution tranquille, ce membre plus discret de l’équipe du tonnerre de Jean Lesage menait ce qu’il appelait le combat de la liberté sur deux fronts : à l’échelle du Québec, mais aussi à l’échelle plus locale de son comté, de son patelin, Vaudreuil-Soulanges.

Parcours

En effet, ce juriste de formation s’établit à l’angle de l’avenue Vaudreuil et de la rue Adèle à la fin de la décennie 1950. Dès les premiers instants, il s’enracine dans son milieu et s’investit activement dans son développement.

En 1957, il fonde le journal L’Écho de Vaudreuil-Soulanges et de Jacques-Cartier. Durant plusieurs années, il signera la chronique hebdomadaire Entre Quat’z-yeux… avec P.G.-L où il traite des grands enjeux provinciaux et des retombées locales. Son esprit aiguisé et son sens de l’analyse permettront aux gens d’ici de demeurer au fait des grandes tendances idéologiques et des mutations politiques qui secouent la province.

En 1960, après une campagne électorale acharnée et mouvementée contre l’unioniste Loyola Schmidt, Paul Gérin-Lajoie est élu à titre de député provincial libéral de Vaudreuil-Soulanges. Il sera réélu en 1962, puis en 1966. Il annoncera son départ de la vie politique en 1969.

Preuve de l’histoire d’amour sincère entre les Vaudreuillois-Dorionnais et l’ami Paul, le journal L’Écho traitera souvent de l’état de santé du député, de sa vie familiale et son quotidien. Durant ses neuf années de mandat, il aura réellement inspiré la communauté d’ici, en plus de contribuer au développement de l’identité locale.

Héritage

Paul Gérin-Lajoie a été le maître d’œuvre de grands projets qui, encore aujourd’hui, façonnent le paysage de Vaudreuil-Dorion.

Déjà en 1963, une institution de taille se profile à Vaudreuil-Dorion : la Cité-des-Jeunes. Dans de nombreux articles de cette époque du journal L’Écho, des journalistes rapportent les propos de Paul Gérin-Lajoie dans le cadre de discours prononcés un peu partout dans Vaudreuil-Dorion. Pour lui, ce projet incarnait l’espoir de la jeunesse et le gage d’un avenir brillant pour les jeunes de la région.

Durant ses différents mandats à titre de député libéral de Vaudreuil-Soulanges, Paul Gérin-Lajoie s’engagera notamment dans la mise en place du Musée de Vaudreuil et du développement des grandes artères qui sillonnent le territoire.

En 1969, lors de son discours de départ, le député déclare ce qui suit : « Au cours des années pendant lesquelles j’ai assuré le rôle de député, j’ai le sentiment d’avoir donné le meilleur de moi-même. Je cesserai d’être le député de Vaudreuil-Soulanges, mais je crois que j’y resterai l’ami Paul. »

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