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« Mieux vaut prévenir  que guérir »

« Mieux vaut prévenir que guérir »

Raymond Malo commente l’inauguration

Raymond Malo est directeur général adjoint à la MRC de Vaudreuil-Soulanges et spécialiste en ur­banisme. Il a travaillé à l’éta­­blis­­sement du projet de parachèvement de l’autoroute 30 sur le territoire depuis une vingtaine d’années.

Le responsable rappelle que la principale compétence de la MRC dans le dossier de l’autoroute 30 est l’aménagement du territoire et, par conséquent, le contrôle de ses effets sur le milieu.

Il souligne que, au début, en 1993, la principale préoccupation de la MRC à l’égard du parachèvement de cette autoroute était la conservation et la mise en valeur du canal de Soulanges. Il précise que cette structure a été classée monument historique par le gouvernement du Québec en 1984 et qu’elle fait désormais partie du patrimoine industriel vaudreuil-soulangeois.

« Nous avons déposé un mémoire dès 1993 pour que la traversée du canal, avec le parachèvement de la 30, se fasse grâce à un tunnel et pas par pont, explique Raymond Malo. Un pont aurait créé une masse de béton, et ce n’était pas dans nos plans.

Ce dossier a nécessité cinq ans de discussions avec le gouvernement, mais notre idée a prévalu. Le résultat, le tunnel, rejoint nos orientations : le tunnel sera orné d’une œuvre d’art qui s’intègre dans le milieu. »

Le directeur général adjoint craignait aussi les inondations. Il ne souhaite pas revivre les épisodes qu’ont connus les résidents en bordure de la rivière Delisle lors de la construction de l’autoroute 20. « Ç’a été beaucoup de travail, rappelle-t-il. Nous avons détourné des cours d’eau, mais nous ne voulions pas que ça arrive avec
­la 30. »

Malgré le développement qui ne cessera de s’accélérer avec l’arrivée de la nouvelle autoroute, le respon­sable affirme ne pas avoir d’appréhensions particulières quant aux effets de cette infrastructure sur le milieu. Il précise toutefois que la MRC a établi un plan intégré d’aménagement et de développement du territoire qui permettra à la région de se développer tout en respectant l’équilibre environnemental. « Nous devons, explique-t-il, être spécifiques dans notre réglementation afin de nous assurer que les installations ne se font pas au détriment du milieu. Nous gérons pour éviter les retombées négatives. »

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