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Le milieu culturel fébrile

L’autoroute 30 et la culture

La nouvelle autoroute comportera son lot d’avantages non seulement pour les automobilistes, mais aussi pour les acteurs du milieu culturel.

Le musée régional de Vaudreuil-Soulanges.

Le musée régional de Vaudreuil-Soulanges.

Interrogé au sujet de ce grand changement, Daniel Bissonnette, directeur général du Musée régional de Vaudreuil-Soulanges, espère que cette nouvelle autoroute favorisera les déplacements de la clientèle, à l’instar de la concertation entre les intervenants du milieu. « Ça va aussi faciliter les échanges de clientèle de la Vallée-du-Haut-Saint-Laurent », souligne-t-il. De plus, le musée proposant déjà maintes activités éducatives aux écoles avoisinantes, il pourra dorénavant accroître son offre à l’intention du milieu scolaire. Du coup, le problème du coût du transport disparaîtra. Aussi monsieur Bissonnette attend-il l’autoroute 30 avec optimisme : « Ce sera très bénéfique. Peut-être pas à court terme, mais ce le sera sans aucun doute. »

La région deviendra un carrefour au profit du volet culturel. « Il ne faut juste pas devenir un lieu de passage », prévient toutefois le directeur.

De son côté, Annabelle Laliberté du Musée de société des Deux-Rives espère que l’autoroute 30 entraînera un plus grand achalandage. La directrice générale de l’établis­sement muséal de Salaberry-de-Valleyfield souhaite maintenant développer le marché familial montréalais et lui faire découvrir le patrimoine industriel de la région, de même que la beauté des lieux, dont le magnifique parc Delpha-Sauvé.

Une opinion populaire

Plusieurs autres acteurs majeurs du milieu culturel du Suroît sont aussi d’avis que l’autoroute 30 sera avantageuse. « Ça ne peut qu’être positif », estime Louise LeBlond-Vallée de la maison Trestler. Et d’ajouter : « On espère des retombées. » Pour elle, toutes les clientèles pourront profiter de cette nouvelle proximité. Elle pense notamment aux forfaits de la maison Trestler pour les groupes scolaires et les aînés.

De plus, madame LeBlond-Vallée entend cibler de nouvelles clientèles. « Mais il faudra faire nos devoirs », indique-t-elle.

Michel Vallée, directeur du Service des arts et de la culture à la Ville de Vaudreuil-Dorion, croit également en l’apport de l’autoroute 30 pour la culture régionale : « La 30 crée un lien de proximité. » Depuis son entrée en poste, il dirige ses efforts vers la complémentarité des activités culturelles de la Ville en lien avec l’offre de Salaberry-de-Valleyfield. Ainsi, la proximité des deux villes leur permettra de travailler ensemble plus que jamais et de proposer des ­activités différentes. De plus, il s’agit d’une belle occasion pour les deux régions de s’unir pour faciliter les échanges entre les artistes et les organismes culturels.

D’ailleurs, des collaborations sont à prévoir entre Vaudreuil-Dorion, Salaberry-de-Valleyfield et Beauharnois, selon Michel Vallée. « On veut maximiser ce lien qui nous unira. Il y a une belle volonté de part et d’autre », signale-t-il.

Ce changement permettra aux citoyens d’ici de profiter de l’offre à l’extérieur de la région, et vice-versa.

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