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La Montreal Cotton : une histoire de textiles

La Montreal Cotton : une histoire de textiles

Nouvelle exposition permanente au MUSO

Dès l’été 2014, le Musée de société des Deux-Rives de Salaberry-de-Valleyfield présentera sa première exposition permanente consacrée à la Montreal Cotton (MOCO), une usine de textile qui a marqué l’histoire économique de la Ville.

La Montreal Cotton est omniprésente dans le paysage de Salaberry-de-Valleyfield, et ce, plus de 20 ans après sa fermeture définitive. Ses activités ont eu des répercussions importantes sur la vie publique et privée des Campivallensiens.

Implantée en 1873 en plein milieu de la ville, la Montreal Cotton devient la plus grande usine de textile au Canada dès les années 1890, et ce, jusqu’à la fin des années 1950. À son apogée, elle emploie plus de 3000 personnes et produit un large éventail d’articles.

Son histoire en est une de risques financiers et de gens dont les moyens et les ambitions ont façonné l’entrée du pays dans l’ère de la modernité au tournant du 19e siècle. Ses fondateurs et investisseurs, généralement d’origine britannique, n’ont aucune limite. Ils sont marchands, banquiers, politiciens, ne connaissent rien au coton mais osent.

La réputation de la Montreal Cotton prend une grande ampleur. Des agents recruteurs s’installent même en Angleterre pour louanger l’entreprise. On vient de partout pour travailler à la MOCO, en quête d’une ville meilleure. L’attrait des villes et des salaires stables provoque un mouvement d’émigration, les gens quittant la vie rurale pour la vie urbaine.

Cependant, des revendications syndicales majeures s’inscrivent également dans l’histoire de la Montreal Cotton, et avec elles, des personnages influents dont Madeleine Parent et Robert Kent Rowley, qui arriveront à faire négocier la première convention collective de l’entreprise.

Si la Montreal Cotton ne fut pas la première industrie à s’installer sur les berges de la baie St-Francois, elle fut l’une des plus marquantes et a grandement marqué son paysage urbain et social.

MoCo : l’étoffe d’une ville

MoCo : l’étoffe d’une ville est une exposition tramée de plusieurs histoires qui se mêlent et s’enchaînent. À travers une cinquantaine de témoi­gnages, des centaines de photographies et des artefacts signifiants, elle vous fait découvrir l’histoire de l’industrialisation au Canada, au début du 20e siècle.

Salaberry-de-Valleyfield est née de l’industrie, et l’industrie est toujours un élément puissant de la région. Les raisons qui ont conduit à la création de la MOCO, il y a plus de 130 ans, restent encore les mêmes aujourd’hui.

Cette histoire est celle des gens d’ici, mais aussi celle de plusieurs régions qui ont vu leur histoire changée à l’ombre d’une grande usine. Une grande exposition à ne pas manquer!

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