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Je suis un p’tit bonheur

Félix Leclerc, un illustre citoyen de la région

felix-guitareSi les Québécois et les Français sont, un jour ou l’autre, tombés sous le charme de Félix Leclerc, celui-ci est un jour devenu amoureux de Vaudreuil-Dorion.

Le plus grand troubadour de la Belle province y a en effet vécu pendant une vingtaine d’années. Ces deux décennies comptent parmi les plus productives de sa belle et longue carrière.

C’est lors d’un passage avec sa troupe, les Compagnons du Saint-Laurent, qu’il découvre Vaudreuil au milieu des années 1940. Il décide, avec son épouse, Andrée Vien, et son fils Martin, de s’y installer.

Il trouve une maison à louer devant le lac des Deux Montagnes. Selon le site internet de la Maison Félix-Leclerc de Vaudreuil, il s’y enracine encore plus en 1956 en achetant une fermette, au 186 chemin de l’Anse.

La maison aux volets bleus est entourée de bâtiments de ferme, dont une grange qu’il baptisera l’Auberge des morts subites. Cette demeure, plus que centenaire, fut construite par la famille Denis vers les années 1880.

La maison devient un refuge, un havre de paix, un port d’attache, une source d’inspiration pour cet artiste, un des plus grands du Québec. Félix aménage un lieu d’écriture à l’étage de la maison qu’il nommera son grenier. Un rituel le mène tous les matins dans cette pièce et, à sa table de travail, il poursuit son œuvre.

La maison devient vite un lieu de rencontres. Félix cultive de solides amitiés avec ses voisins, Louise
Vien, Guy Mauffette, Thérèse Cadorette, Yves Vien, Janine Sutto et Henri Deyglun. La maison de Vaudreuil-Dorion est aussi le lieu de passage d’artistes français de renom tels Michel Legrand, Jacques Brel, Raymond Devos, Catherine Sauvage.

Cette propriété rappelle donc une grande partie du passé créatif de Félix Leclerc qui habita ce lieu jusqu’en 1968, avant de séjourner en Europe, puis de se fixer à l’île d’Orléans.

Passage productif

C’est donc ici que Félix Leclerc a composé quelques-uns de ses plus grands succès. Vaudreuil-Dorion l’aura beaucoup inspiré.

Il a écrit des sketches, des séries radiophoniques et des pièces de théâtre dont Maluron en 1947, Le p’tit bonheur l’année suivante, Dialogues d’hommes et de bêtes en 1949, Théâtre de village en 1951, Sonnez les matines en 1956 et, enfin, L’auberge des morts subites en 1963.

Il y a également écrit certaines de ses plus belles chansons : Moi, mes souliers, Le p’tit bonheur, Bozo, Le Train du Nord, Attends-moi ti-gars et L’Hymne au printemps, entre autres.

Si Félix a été inspiré par Vaudreuil, il inspire maintenant les gens d’ici qui veulent sauver sa maison, lieu culturel méconnu. Les responsables de la campagne de financement de la Maison ont poussé, en avril, un véritable cri du cœur, sous le thème « Restaurons notre fierté ».

« Il faut que la population se mobilise et contribue rapidement pour sauver cette maison qui se dégrade de jour en jour », a déclaré Lorraine Messer, présidente de la Maison Félix-Leclerc de Vaudreuil.

« Tout est en place techniquement et le chantier pourra commencer dès que les 750 000 $ manquants seront au rendez-vous. Nous invitons donc les gens de Vaudreuil-Soulanges et tous les Québécois à faire un geste de fierté et à contribuer pour sauver la maison où Félix Leclerc a vécu jusqu’en 1968 », a ajouté le directeur général, Simon Bissonnette.

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