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Guy Pilon et fusion – La force du nombre

Guy Pilon et fusion – La force du nombre

Élu conseiller municipal de Vaudreuil-Dorion en 1998 puis maire en 2005, Guy Pilon souligne que l’essor actuel de la ville aurait été impossible sans cette fusion historique. Il parle de retombées indéniables.

La ville de Dorion était saturée, et Vaudreuil montrait un vaste potentiel de développement. Les deux villes faisaient preuve d’une bonne entente mais elles devaient souvent négocier sur des points techniques. Après la fusion, nous nous retrouvions avec seulement un territoire à développer et avec toutes les ressources ainsi que les possibilités des deux secteurs », explique Guy Pilon.

Or, dans les années qui ont suivi l’annonce de la fusion, tout n’était pas rose. Par exemple, les infrastructures routières et l’aqueduc de Dorion s’étaient grandement détériorés. La ville connaissait des problèmes économiques, contrairement à Vaudreuil, qui bouclait ses années budgétaires avec des surplus.

« Nous avons vécu des tensions sur les aqueducs jusqu’à tout récemment. Les employés de la Ville n’ont pu toucher aux valves d’eau du secteur Dorion pendant une dizaine d’années », précise l’élu.

Il souligne aussi que les habitants du secteur dorionnais, dans les années qui ont suivi la fusion, ont dû assumer une taxe spéciale. « Les taux d’imposition foncière étaient différents d’un côté et de l’autre, poursuit le maire, et nous avons mis des années à ajuster le tout. »

Des moyens imposants

Avec la fusion, la nouvelle ville comptait environ 18 000 habitants. Elle en compte tout près de 35 000 aujourd’hui. Aussi, le territoire vaudreuillois, 20 fois plus grand que celui de Dorion, présentait un vaste potentiel de développement puisque il avait été épargné.

Guy Pilon précise : « Dorion était saturé. Son secteur commercial avait atteint une certaine maturité, et tous ont pu profiter de la croissance des 20 dernières années, principalement en provenance de Vaudreuil. »
Le maire est pourtant d’avis que cette phase d’expansion tire à sa fin : « Le secteur Vaudreuil sera entièrement développé d’ici sept ou huit ans, et c’est celui de Dorion qui prendra le relais. »

La Ville a élaboré un plan de relance et de revitalisation du secteur Dorion, orienté sur la renaissance du boulevard Harwood comme artère commerciale.

« Les deux secteurs sont désormais des vases communicants, explique Guy Pilon. L’enrichissement de la Ville avec le développement des dernières années dans Vaudreuil nous permet maintenant de mettre en place des mesures pour revitaliser les abords du boulevard Harwood. Ce sera une manne pour les 50 prochaines années. Ça aurait été impossible avant. »

Il cite d’autres exemples de projets qui, selon lui, auraient été impensables sans les moyens résultants de la fusion : la rénovation de la maison Valois, la construction de la bibliothèque municipale de Vaudreuil-Dorion ou encore l’appui donné au Festival international de cirque de Vaudreuil-Dorion.

Un nouveau tissu social

Rassembler des résidents de deux villes bien établies et accueillir un grand nombre de nouveaux résidents sur une courte période représentait aussi un défi de taille : la cohésion. C’est dans cette optique que la Ville, en 2010, a lancé le projet de médiation « Je suis… ». Son objectif : créer un sentiment d’appartenance et de fierté au sein de la population de Vaudreuil-Dorion.

« Ce projet était une nécessité avec les changements auxquels Vaudreuil-Dorion? faisait face. C’est un gros party dans lequel on organise une foule d’activités pour que les gens se rencontrent et se parlent. On brise l’isolement par la communication », explique avec enthousiasme le maire Pilon.

« Et, 20 ans plus tard, que des gens disent qu’ils habitent Vaudreuil ou Dorion plutôt que Vaudreuil-Dorion, ce n’est plus tellement grave. Nous désirons seulement que les résidents s’approprient leur ville », conclut le premier citoyen.

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