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Autoroute 30 : près de 20 ans de gestation

Angèle M. Prévost

Angèle M. Prévost, éditrice et directrice générale des Hebdos du Suroît

Dans une semaine, l’autoroute 30 sera inaugurée en grand.

Des premières audiences en 1993 à aujourd’hui, près de 20 ans se sont écoulés.

Le coût du parachèvement de l’autoroute 30, dont le carrefour est ici, dans Vaudreuil-Soulanges, était évalué à 528 M$ en 1993. Aujourd’hui, sur le site Internet de Transports Canada, on rapporte une « estimation des coûts chiffrée à hauteur de 1,5 G$ ».

En consultant des rapports d’au­diences, publics et des différents paliers gouvernementaux, on cons­tate les arguments suivants : réduction de la congestion sur l’île de Montréal et amélioration de la fluidité des échanges commerciaux entre l’Ontario, les États-Unis et la région métropolitaine, y compris la Montérégie.

Toutefois, on y constate aussi une préoccupation : les répercussions du parachèvement de cette autoroute sur les personnes et sur la vie culturelle et sociale ainsi que la situation de la MRC de Beauharnois-Salaberry avec sa population vieillissante, son taux de scolarisation sous la moyenne provinciale et un revenu par ménage en déclin, en plus du nombre d’emplois manufacturiers à la baisse.

En 1892, on qualifiait le canal de Soulanges de «  voie navigable favorisant le transport maritime en évitant les dangereux rapides de la région montréalaise. De fait, elle sert simultanément un autre but : celui de cimenter la jeune nation cana­dienne », selon l’émission Histoires.

En 2012, le nouveau tronçon de l’autoroute 30 permettra de réduire la congestion sur l’île de Montréal et servira les échanges commerciaux entre l’Ontario, les États-Unis et la Montérégie. Contribuera-t-il à ­cimenter la jeune nation vaudreuil-soulangeoise?

Plus ça change, plus c’est pareil. Seuls les moyens évoluent.

Le canal de Soulanges fut bâti à coups de pelles. L’autoroute 30 fut bâtie à coups de pelles mécaniques. Dans les deux cas, nous sommes témoins du génie des travailleurs.

Comme vous, j’ai hâte de franchir le pont Serge-Marcil. En 1965, avec toute la population invitée, j’ai eu le plaisir de marcher sur le pont de l’Île-aux-Tourtes lors de son inauguration. Mon père a contribué à sa façon à la construction de cette infrastructure en bûchant les arbres pour préparer le terrain aux travailleurs. Quel souvenir 47 ans plus tard!

 

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