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Pierre Mayer deviendra charlot

Pierre Mayer deviendra charlot

Pierre Mayer

Le comédien Pierre Mayer.

L’art du pantomime pour rendre hommage à un personnage plus grand que nature

Pierre Mayer est un comédien bien québécois qui réalise un rêve. Il deviendra Charlot lors du spectacle d’ouverture présenté au Festival international de cirque Vaudreuil-Dorion, qui célèbre le siècle d’existence du personnage créé par le grand Charlie Chaplin.

Quand ses enfants, sa descendance ont annoncé que je serais celui qui jouerait le personnage, j’ai reçu ça comme un privilège. Je suis resté muet. Non, sans blague, je ne le croyais pas au départ. C’est un rêve que je caressais de montrer, un jour, tout le travail que j’ai fait. Pas pour me mettre en valeur. Mais pour rendre hommage à la création de Charlie Chaplin, Charlot. Charlot, qui, pour moi, est un personnage immortel, éternel. Il ne doit pas mourir. Il doit traverser les générations. Les gens doivent encore aujourd’hui être en contact avec Charlot. Et le travail que je fais, c’est une volonté de le faire renaître », explique ce comédien de métier qui a découvert la pantomime il y a environ un quart de siècle, en 1989.

Découverte d’une passion

Au moment de sa formation à l’école de théâtre, il découvre Chaplin. « Pour ce qui est de Charlot, je ne sais toujours pas si c’est lui qui m’a trouvé, ou bien si c’est moi qui l’ai trouvé. Mais c’est un coup de cœur, une passion qui s’est développée au fil des ans », explique celui qui parle d’incarnation quand vient le temps de parler du personnage qu’il a mis des années à perfectionner.

« C’est comme un jongleur qui prend une balle, puis deux et trois. Je me suis exercé des heures et des heures. J’ai étudié en détail la précision du geste », dévoile Pierre Mayer.

C’est vraiment Charlie Chaplin qui l’a amené vers cette carrière. Il s’est intéressé à cet homme plus grand que nature et a découvert la pantomime. L’art du pantin qui se meut sans paroles. « Il est un monstre sacré. J’ai lu des livres, j’ai vu ses films, des courts-métrages et j’ai accroché sur le numéro où, au cours d’un majestueux ballet, il raconte son histoire. En voyant cette pantomime si précise, j’ai pensé que c’était un art extraordinaire et que je désirais me l’approprier, voir si j’avais des aptitudes », dit le seul et unique à avoir reçu l’aval de la famille Chaplin pour incarner Charlot, et pour tenir la tête d’affiche du spectacle d’ouverture du Festival.

« Lorsque j’ai vu la performance de Pierre, j’ai été complètement renversé. Il lui ressemble tant, c’est de la folie! Il ne s’agit pas de son sosie, mais de son clone », a exprimé avec étonnement Eugene Chaplin, fils de Charlie Chaplin.

Charlot plus grand que nature

« Charlot c’est celui qui est toujours en quête d’un monde meilleur. Il a cette magnifique habileté à toujours se sortir d’une épreuve la tête haute. C’est un mélancolique qui doit toujours combattre pour survivre. Et il fait tout ça avec des gestes. Plus grands que nature », estime Pierre Mayer, le regard brillant quand vient le temps de parler du centenaire personnage.

Lors du spectacle, il devra, comme l’a fait des milliers de fois avant lui Charlie Chaplin, transmettre l’émotion par des substituts à la parole. Et il le fera sous la direction du fils de Chaplin, metteur en scène du spectacle. « Les gens vont assister à une certaine forme de renaissance. Un instant magique. Le retour parmi nous, sous le grand chapiteau qui porte le nom de son fils. Et ce qu’il y a de bien, c’est qu’il permettra à des jeunes d’ici, une jeune fille entre autres qui joue un rôle important, des artistes de la région, de s’intégrer, de prendre part au spectacle. J’ai bien hâte que les gens voient ça », conclut celui qui quitte les lieux en marchant comme l’a fait des milliers de fois avant lui, sourire aux lèvres, les pieds en canard, Charlot.

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